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MAR

Interview Boris Abraham
la nouvelle salle, la saison

« La Garde du Vœu va changer de dimension"

 L’entraîneur de la Garde du Vœu tennis de Table, Boris Abraham, évoque la saison réussie et le projet de nouvelle salle. Il annonce aussi qu’il va changer de fonction. 
 

 Entretien

Boris Abraham, 39 ans, entraîneur de la Garde du Vœu d’Hennebont.

La saison d’Hennebont pourrait être très belle puisque vous êtes en course pour le titre de champion de France de Pro A et la victoire en Coupe d’Europe…

Oui. C’est notre meilleure saison depuis dix ans et le titre de champion de France remporté en 2009. Mais attention, pour l’instant, nous n’y sommes pas encore. Il nous faut un titre. Ce serait important pour la renommée du club.

À choisir, lequel des deux trophées préféreriez-vous ?

Le plus abordable, c’est la Coupe d’Europe, avec simplement quatre matches à jouer pour aller au bout. Hennebont n’a jamais gagné de titre européen, donc cela m’irait. Mais je sais que certaines personnes au club préfèrent qu’on soit champion de France pour la cinquième fois (après 2005, 2006, 2007 et 2009). Quoi qu’il arrive, ce sont deux challenges compliqués. Mais mon équipe est très solide et a faim de victoires.

Gagner un titre ou deux alors que le club fête ses cinquante ans cette année, ce serait hautement symbolique ?

Oui, on veut marquer le coup. D’une part parce qu’on fête cet anniversaire, de l’autre parce qu’une nouvelle salle va sortir de terre d’ici à deux ans. Les travaux doivent commencer le 1er septembre.

Ce projet vous tient à cœur ?

Oui, ce sera une belle étape dans notre histoire. Cela fait plus de trente ans que je suis licencié au club. Avec du recul, nous pouvons être fiers de notre évolution. Aujourd’hui, Hennebont fait partie des belles boutiques en Europe. Mais on veut devenir LE pôle attractif pour les jeunes joueurs.

Parlez-nous de cette salle…

Ce sera l’une des trois plus belles salles de sport de Bretagne, entièrement dédiée au tennis de table (lire ci-dessous). On pourra mettre une quarantaine de tables en mode entraînement (seize lors d’un championnat). Nous pourrons aussi accueillir de séminaires, des équipes nationales… On change de dimension en termes d’accueil de stagiaires et d’élèves du sports études, puisqu’en parallèle, un bâtiment sera construit pour l’hébergement des jeunes. Il fera 800 m2, comptera 25 chambres, une salle d’études, une salle de restauration, une autre pour la détente.

Quid du financement ?

L’État, la Région, le Département et l’Agglomération participent également avec de belles subventions (un taux de financement de 59 %, NDLR). La Ville s’occupe du reste. Le club sera locataire de cette salle. Il faudra la faire fonctionner et la rentabiliser. Nous cherchons aussi un naming (Pratique où une marque donne son nom à un bâtiment dans une logique de sponsoring, N.D.L.R) pour le financement. Le budget du club est actuellement d’1,2 million d’euros. Il faudra l’augmenter de 25 à 30 %. Ce bel outil va demander des engagements financiers plus importants et il faudra le pérenniser dans le temps.

Cela nécessitera aussi plus de personnel ?

Oui. Plus d’élèves, donc plus de personnel. Aujourd’hui, nous sommes treize employés à temps plein. Il y aura trois embauches supplémentaires, notamment le recrutement d’un entraîneur pour l’équipe professionnelle et les meilleurs joueurs du centre de formation.

Cela veut dire que vous n’entraînerez plus ?

Effectivement, je vais prendre du recul car j’aurai beaucoup d’autres choses à gérer au club. Ça va me faire drôle, car je suis devenu coach à Hennebont pour la première fois en 2003. Je passerai le relais petit à petit. Je vais quitter le banc, mais je ne serai pas loin derrière (sourire).

 

Source: Ouest-France du 3/03/19 recueilli par Arnaud HUCHET.