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Archives saison 16-17
Projet salle de Tennis de Table

BRUNO ABRAHAM PORTE HAUT SA GARDE DU VŒU

Président de la Garde du Vœu, à Hennebont, Bruno Abraham va enfin réaliser son projet de centre international de tennis de table.

Avant de parler de lui, Bruno Abraham commence par saluer ses joueurs dans la salle où claquent les balles de celluloïd. Le président de la Garde du Vœu tient à annoncer lui-même à ses équipes l’heureuse nouvelle. Le Centre national pour le développement des sports (CNDS) a accordé une subvention de 700 000 € - le maximum demandé- pour la construction du futur centre d’entrainement et de formation international de tennis de table (ouest-France du 1er décembre). Une « aventure humaine » dans laquelle les joueurs ont leur part. Bruno Abraham ne pavoise pas. L’homme a le triomphe modeste. Ce projet se ferait, il le savait depuis plus de dix ans.

D’ici 2019-2020, le centre international sortira de terre à l’entrée de la ville. « Je me vois bien faire d’Hennebont l’équivalent pour le tennis de table de ce que Lorient est à la voile ! »La Garde du Vœu fera alors ses adieux à la salle qui l’abrite depuis tant d’années. Une salle au nom du fils.

« Ce n’était pas un caprice »

Impossible de dresser le portrait de Bruno Abraham sans évoquer son fils aîné, Charles. « 2003, c’est l’année de la montée en Pro A, la plus belle année que j’ai connue sportivement parlant. L’ambiance était fusionnelle, j’avais mes deux fils, Charles et Boris, à mes côtés. Mais 2003, c’est aussi le drame… » La voix se brise et le regard se porte sur une photo au mur.  À 27 ans, Charles meurt dans un accident, sur une route du Maroc. « J’ai tout misé sur mes enfants. Chez nous, il y a de l’amour, on n’a jamais eu peur de se dire qu’on s’aime. Ce sont mes fils qui m’ont entrainé dans le ping. »

La Garde du Vœu est une famille. Entre Bruno et Boris, il y a eu des coups de gueule. Plus maintenant. « Le dernier, ça doit remonter à dix ans, sourit le père. Boris s’est densifié. Il est le pilier du club. »

Avec l’arrivée de Milan Stencel, l’un des meilleurs coachs mondiaux, puis du champion Olympique Coréen Ryu Seung Min, le club gagne en notoriété. Et se constitue un palmarès « à une vitesse supersonique ». Quatre titres de champion de France, une demi-finale de Ligue des Champions. Le président prend des risques financiers. « Je suis fonctionnaire territorial, j’ai cautionné mes biens pour ce club. On est passé de zéro à treize salariés, c’est une petite entreprise. »

Pas mal pour un président qui, de son propre aveu, n’est pas un « barjot de ping ». On ne le verra d’ailleurs pas, la raquette à la main. « Pendant longtemps, je n’assistais pas aux matches. Je n’interviens jamais auprès des joueurs, je ne montre pas ma déception. Ce n’est que du sport. »

Dès 2004, Bruno Abraham comprend que la Garde du Vœu doit changer de dimension. « La salle ne répondait plus aux normes d’accueil et aux ambitions du club. On a d’abord pensé à une réhabilitation … »

Bruno Abraham ressort les plans de chaque projet. « Ceux qui comptaient sur mon essoufflement, ça a été l’inverse. J’ai interpellé la mairie sans cesse. Ce n’était pas un caprice mais un projet pour toute la ville.  » Le projet va devenir réalité « un phare  » à l’entrée d’Hennebont. « J’ai envie de le voir construit, c’est un peu mon bébé. J’ai encore la patate mais je ne m’accrocherai pas pour m’accrocher. »

Source : Ouest-France du 4 décembre 2016 par Marie Carof-Gadel 

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